La Panne

D’après Friedrich Dürrenmatt
Mise en scène Valentin Rossier

Ve. 1er décembre 2017, 20h15

A L’Heure bleue

Un représentant de commerce tombe en panne dans un petit village. Son nom: Alfredo Traps — un homme banal, sans histoires. Bloqué dans ce bourg, il est accueilli par un juge à la retraite qui l’invite à passer la soirée chez lui, en compagnie de ses hôtes, tous retraités également: un avocat, un procureur et un bourreau qui se réunissent régulièrement pour rejouer des procès célèbres. Profitant de sa présence, ils lui proposent d’endosser le rôle de l’accusé. Traps trouve l’idée amusante et accepte. C’est sans se douter de l’interrogatoire perfide qui l’attend. Car qui peut se targuer d’être vraiment innocent?

Ce huis clos truculent autant qu’inquiétant est imaginé par le génial Dürrenmatt en 1956. Un texte jouissif, à la touche kafkaïenne, qui met k.o. la justice et son cortège fantasque de rhétorique et de manipulation. La morale: mieux vaut n’avoir jamais affaire à elle. Valentin Rossier, en expert raffiné des silences électriques et des mises en scène épurées, livre ici un conte cruel, campé par des acteurs vipérins à souhait, drôles et magnifiques (dont il fait partie). On en redemande.

Dramaturge, romancier, peintre et essayiste né à Berne, Friedrich Dürrenmatt (1921 – 1990) est un des maîtres incontestés de la prose allemande contemporaine. Remarqué en 1947 avec C’est écrit — la pièce fait scandale et lui colle une étiquette d’écrivain non conformiste —, il est mondialement consacré avec La Visite de la vieille Dame (1956) et Les Physiciens (1962). Il élabore une esthétique du grotesque, seule capable selon lui de rendre compte de la réalité et du chaos de l’humanité.

Valentin Rossier excelle dans le jeu sans fioriture qui laisse pleinement résonner les textes. Comédien d’abord, il crée l’Helvetic Shakespeare Company en 1994 et s’impose rapidement comme metteur en scène, tout en poursuivant son métier d’acteur. Outre les œuvres de Shakespeare et Ödön von Horvàth, qu’il connaît sur le bout des doigts, il fréquente celles de Brecht, Agota Kristof, Tchekhov, von Kleist, Tom Stoppard, Marivaux… Il est directeur du Théâtre de l’Orangerie, à Genève, depuis 2012.

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Durée
1h30

D’après
Friedrich Dürrenmatt

Mise en scène
Valentin Rossier

Avec
Barbara Baker
Armen Godel
Christian Gregori
Valentin Rossier
Gilles Tschudi

Traduction
Armel Guerne

Assistanat à la mise en scène
Barbara Baker

Scénographie
Jean-Marc Humm

Lumière
Jonas Bühler

Musique
Andrès Garcia

Costumes
Nathalie Matriciani

Maquillage
Katerine Zingg

Coproduction
New Helvetic Shakespeare Company / Théâtre de l’Orangerie

Soutiens
État de Genève
Loterie Romande
Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittents Fondation Leenaards

Friedrich Dürrenmatt est représenté par l’Arche,
agence théâtrale.

ZOOM Triptyque Dürrenmatt

Dans les médias

RTS- Espace 2, Les Matinales, 27 juin 2016

Le Temps, 23 juin 2016

Tribune de Genève, 23 juin 2016

Le Courrier, 23 juin 2016