Le Chant du cygne

Fantaisie de Anton Tchekhov
Mise en scène Robert Bouvier

Me. 20 et je. 21 décembre 2017, 20h15

A L’Heure bleue

Un vieux comédien au bout du rouleau, Svetlovidov, s’est endormi dans sa loge après avoir trop bu. Il se réveille en pleine nuit, enfermé dans le théâtre déserté où il a joué la veille. Le souffleur sort subitement des ténèbres. Sous son regard admiratif, Svetlovidov se met à convoquer les grandes figures qu’il a interprétées. Ses souvenirs fusent, étincellent dans un joyeux élan de vie, comme un dernier pied-de-nez à la mort qui rôde.

Tchekhov qualifiait cette pièce du «plus petit drame au monde». Robert Bouvier en fait une fantaisie, un hommage flamboyant au théâtre et aux acteurs. Il s’en empare pour l’amplifier par des digressions loufoques et des télescopages entre jeu et réalité. Tour à tour léger et grave, mélancolique et burlesque, ce chant devient une célébration, campée admirablement par Roger Jendly. Le compagnon des débuts du TPR offre ici une performance d’une rare authenticité. Il est irrésistible, magistral. Face à cette mémoire vive du théâtre, Adrien Gygax incarne une jeunesse prometteuse. Car Le Chant du cygne par Bouvier, c’est aussi cela: une histoire de transmission, un dialogue entre générations.

Avant les textes qui le rendront mondialement célèbre (Ivanov, La Mouette, La Cerisaie…), Anton Tchekhov (1860 – 1904) écrit Le Chant du cygne. Il a à peine 26 ans. La pièce est représentée pour la première fois à Moscou en 1888. Succès immédiat. Tchekhov en rédigera plusieurs versions augmentées. On y trouve déjà la veine distinctive de l’écrivain et certains de ses motifs phares, tels que la désillusion, le sentiment de vanité de la vie, l’artiste face à lui-même et aux autres.

Directeur du Théâtre du Passage à Neuchâtel et de la Compagnie du même nom, metteur en scène et comédien, Robert Bouvier a l’enthousiasme chevillé à l’âme et la jeunesse éternelle dans les yeux. Sa boussole : la sincérité. Dernièrement, il a mis en scène des œuvres de Cortázar, Köbeli, Chappaz, Delteil… Il a également monté des opéras et joué sous la direction de Matthias Langhoff, Jean-Louis Hourdin, Fabrice Melquiot, Irina Brook, Robert Sandoz…

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Durée
1h15

De
Anton Tchekhov

Mise en scène
Robert Bouvier

Avec
Adrien Gygax
Roger Jendly

Traduction
André Markowicz
Françoise Morvan

Collaboration artistique
Vincent Fontannaz

Scénographie, costumes
Catherine Rankl

Musique originale
Mirko Dallacasagrande

Univers sonore
Julien Baillod

Lumière
Pascal Di Mito

Création vidéo
Alain Margot

Régie générale
Bastien Aubert

Stagiaire régie plateau
Baptiste Ebiner

Coiffure, maquillage
Talia Cresta

Coproduction
Compagnie du Passage
Théâtre de Carouge — Atelier de Genève

Production déléguée
Compagnie du Passage

Dans les médias

Le Temps, 20 juillet 2017

Next / Libération, 15 décembre 2016